A la suite des divers critiques et pressions populaires, Mobutu initie les consultations populaires et sillonne à travers tout le pays.
Aux mémorandums de groupes, A.G KYUNGU WA KU MWANZA oppose un mémorandum personnel par lequel il réclame la réforme des institutions par le régime fédéral dans le pays.
Il force une grande admiration de ses compatriotes katangais. Les consultations débouchent sur le discours historique du 24 avril 1990 par lequel Mobutu ouvre le pays au multipartisme, d’abord à 3, puis intégral.
Un parti, dénommé FENADEC (fédération nationale des démocrates chrétien) est crée sous l’impulsion d’A.G. KYUNGU WA KU MWANZA.
Ce parti fusionnera quelques mois plus tard avec le PRI , parti des républicains indépendants, de Jean NGUZ-a-KARL-I-BOND ainsi qu’avec d’autres partis comme le P.P.A. pour former enfin l’UFERI (Union des Fédéralistes et des Républicains Indépendants). A.G.KYUNGU WA KUMWANZA en devient président provincial tandis que Nguz en garde la tête nationale.
C’est à ce titre qu’il prend une part active à la conférence nationale.
Enfin 1991, A.G. KYUNGU WA KUMWANZA est nommé gouverneur de la province du Katanga après une lutte politique acharnée qui rendit fragile le régime de Mobutu et le M.P.R au Katanga.
Il incarna véritablement les qualités de tribun puisqu ‘il offrit sa tête à couper face au régime fort du Maréchal. Il se posa en défenseur acharné des intérêts des Katangais qui étaient véritablement avilis et chosifiés dans leur propre province. Beaucoup de cadres subalternes katangais obtinrent des promotions grâce au courage et à la franchise de l’homme dans sa lutte.
A titre d’exemple, c’est par sa lutte qu’un Katangais pouvait désormais se permettre d’être Recteur d’Université, Directeur dans une entreprise etc.. Son slogan politique de « Debout Katangais » ouvrit les yeux du Katangais. Grâce à lui, on pouvait se targuer de s’afficher publiquement Katangais et de s’en vouloir.
Au cours de son exercice de mandat de gouverneur, se produisit un incident dont la responsabilité lui fut imputée en tant qu’autorité officielle n0 1. En 1992, à la faveur de la démocratie naissante, les Katangais qui avaient longtemps accumulé des frustrations dues aux injustices sociales durent réagir ouvertement aux provocations des sujets kasaiens vivant au Katanga. D’où l’éclatement du conflit katangais Kasaïen.
Le 29 décembre 1994, Nguz a Karl I Bond, essoufflé par la maladie, nomme son épouse Wivine Landu en qualité de président intérimaire du Parti .A.G/ Kyungu wa Kumwanza quitta le parti et en créa un autre dénommé « UFERI OR » dont il devient président national.
En 1995, il est suspendu de ses fonctions de gouverneur qu’il ne réoccupera que le 27 mars 1997 suite à la poussée fulgurante de l’AFDL qui déséquilibra Mobutu. C’est à ce titre qu’il sauva la ville de Lubumbashi du pillage et de la destruction. Le pouvoir révolutionnaire de l’AFDL le mit en résidence surveillée. Après la levée de cette mesure, A.G. Kyungu wa Kumwanza est nommé Ambassadeur à Nairobi le 23 novembre 1998, puis en Arabie Saoudite en juin 1999 ;
Habitué à un pouvoir de terrain du Katanga, le diplomate démissionna et retourna au Congo. L’UFERI étant en pleine liquéfaction suite aux dissensions internes, A.G. Kyungu wa Kumwanza fut l’initiateur d’un nouveau parti politique UFEC d’abord, puis UNAFEC « Union Nationale des Fédéralistes du Congo ». Il en devient Premier vice président chargé de l’implantation. Il cumulera plus tard avec les fonctions de président provincial du Katanga après la démission de monsieur Augustin ILUNGA NDJOLOKO. C’est à ce titre qu’il participera aux négociations « Prétoria, San City etc. » qui aboutiront à la mise en place des institutions dont il sera député nationale.
Aux élections législatives provinciales de 2OO6, il est élu député provincial dans la ville de Lubumbashi.
La population témoigne sa confiance à celui qu’elle appelle « Père du Katanga » ou « Père de la conscience katangaise ». Il sera ainsi élu Président de l’Assemblée provinciale du Katanga au quota de l’AMP. Il est aujourd’hui Président national de l’UNAFEC .