Découpage territorial, affaiblissement et fin du Katanga
Selon la constitution congolaise, en son article 226, la République Démocratique du Congo devra aller de 11 provinces à 26 après 36 mois. Il y a quelques jours seulement le décret du chef de l’Etat en rapport avec la décentralisation venait d’être rendu public.
Déjà des réjouissances accompagnées de doses ont été observées dans certains coins du pays et particulièrement du Katanga. Ces réjouissances ont été observées de violences verbales traduisant ouvertement le climat que devra vivre la Rdcongo dans quelques mois, une fois l’effectivité du découpage arrivé.
L’on a concrètement observé la levée des boucliers tribaux et ethniques ; « Désormais personne d’autre en dehors de nous même ne sera engagé chez nous » ont clamé les uns. « Qu’on nous laisse le temps de nous organiser » répondaient les autres en chœur.
Déjà, de fortes pressions nées des sensibilités tribales ont commencé à se faire sentir au Katanga.
La ville de Kolwezi suscite des tensions entre les « Lwalabais » et les Basanga .A l’intérieur du Haut Katanga est née, il y a quelque temps , une plate forme dénommée « ESPACE LWANZO » dont l’objectif, à en croire les commentaires de ses géniteurs sur les médias, est de « s’organiser dans le nouveau passage du découpage. »
Dans le Haut Lomami, les originaires de Kamina décident de conquérir le gouvernorat de leur future province, cherchant de quelle manière, il faut bousculer les autres territoires. Motif ; le siège du gouvernorat sera à Kamina.
Au Tanganika, les Batabwa réfléchissent de la même façon, chacune des composantes du groupe des 5, devenu pour la circonstance groupe des 8 se réchauffe. Chaque groupe voulant avoir dans sa poche le gouvernorat. Entre temps certains incorporés du groupe des 8 contestent de faire partie de ce nouveau groupe.
En examinant de près les signes des temps, le découpage, tel qu’il est perçu dans l’opinion congolaise en général et katangaise en particulier reste, selon les observateurs les plus sérieux, une bombe à retardement, capable d’éclater à tout moment et d’embraser le pays, entamant ainsi la conscience nationale forgée depuis plusieurs années.
L’argument simpliste popularisé par les géniteurs du découpage, c’est le rapprochement des administrés à leurs administrateurs en vue d’affiner la bataille du développement. Faux ! Rétorque l’opinion anti découpage. Le découpage a été conçu par l’ancienne Assemblée nationale bâtie sur les cendres d’une guerre qui avait détruit tout le tissu socio économique et social du pays. Beaucoup de députés issus de ce puzzle parlementaire voyaient déjà leur étoile politique briller. Le seul moyen d’entretenir l’éclairage de cette étoile était de forger une constitution qui leur donnerait des marges de manœuvres dans leurs regroupements tribaux canalisés dans des provincettes. C’est à ce niveau que le découpage a un soubassement tribal.
A notre humble avis, les conséquences du découpage pour le Katanga et ce, dans un futur proche, restent :
1 La fin du nom « KATANGA »
Restons convaincu que le découpage divisera nettement les populations et ruinera à jamais la conscience katangaise pour laquelle tant de politiciens katangais se sont battus, de Moise Tshombe à Antoine Gabriel Kyungu wa Kumwanza.
Avec le découpage, il n’y aura plus de Katanga et de Katangais. Il y aura le Haut Katanga et les Haut Katangais, le Haut Lomami et les Haut Lomamiens, le Lualaba et les Lualabais, le Tanganika et les Tanganikais. Bref, ce sera la disparition du Katanga.
2 L’émergence des consciences tribales.
Un mot venait d’être dit sur l’affinement des consciences tribales. Plus que jamais, le découpage reste sans conteste, un créneau sérieux pour l’aiguisement des réflexes ethniques et tribaux. Dès lors que le nom « Katanga » disparaît, les indices liés à la conscience Katangaise disparaissent également. Il importe de le souligner avec force qu’actuellement, le fait tribal a envahi tous les débats et les stratégies politiques et a inondé tous les secteurs de la vie. Le découpage va développer puissamment les réflexes tribaux et freiner, nous le pensons, l’élan social.
3. Les trois villes du Katanga
Lubumbashi, Likasi, Kolwezi et quelques-unes de leurs communes risquent de ne plus être dirigées par ceux qui prétendront en être les propriétaires.
La constitution congolaise stipule, en son article 13, qu’ « Aucun Congolais, ne peut, en matière d’éducation et d’accès aux fonctions publiques ni en aucune autre matière, faire l’objet d’une mesure discriminatoire, qu’elle résulte de la loi ou d’un acte de l’exécutif, en raison de sa religion, de ses opinions ou de ses convictions politiques, de son appartenance à une race, à une ethnie, à une tribu, à une minorité culturelle ou linguistique ».
En vertu de cette disposition, nous parions que les trois villes susvisées risquent après le découpage, d’être dirigées par les non originaires qui se recruteront cette fois là, aussi bien au sein des provinces découpées du Katanga que dans toutes les communautés venant de partout au Congo.
Avec une immigration massive dans ces villes où la loi garantit à tous les Congolais où qu’ils se trouvent l’accession aux fonctions publiques par élection ou par nomination, avec la démocratie qui voudrait que tout homme soit libre de poser sa candidature sur n’importe quel espace du Congo, trois villes et quelques unes de leurs communes pourraient avoir le poids d’être dirigées par des « étrangers ».
Le poids politique de la Province du Haut- Katanga n’arrêtera pas ce vent qui, nous le pensons, sera impitoyable.
4. Le Parlement provincial du Haut Katanga sera toujours composite,
hétérogène.
Ce parlement comprendra toujours plusieurs députés non originaires, élus dans des villes du Haut-Katanga. Il en sera de même au niveau national où le Haut-Katanga sera toujours représenté par quelques députés élus dans cette province mais issus d’autres provinces.
Génocide au Katanga ou montage grossier et grotesque
Depuis plus d’une dizaine d’années l’espace médiatique congolais est empoisonné par des montages de tous les roturiers qui croient tirer leur épingle du jeu en salissant l’honneur du pays.
Amplifiant à souhait les événements malheureux intervenus dans la province du Katanga dans les années quatre-vingt-dix, ils se servent des clichés et des gadgets afin de provoquer la sensation et ainsi se présenter comme défenseurs des sans voix. En clair, lesdits événements sont devenus un fond de commerce de mauvais goût. Tous ceux qui s’évertuent à crier à tout vent leur mensonge ne disent pas comment, où ; par qui et dans quelles circonstances ce fameux génocide a été planifié, exécuté et exploité. L’essentiel pour ces vendeurs d’illusion, c’est de charger un homme et manger à toutes les sauces celui qui, en ce moment là, s’était battu pour la justice et rien que pour la justice. Kyungu wa Kumwanza est présenté dans certains milieux, spécialement d’origines Kasaiënnes comme l’auteur intellectuel du génocide mais personne n’a réussi à prouver quoi que ce soit à ce propos : des spéculations, rien que des spéculations. C’est depuis plusieurs années qu’on s’escrime,, on se triture les méninges pour le prouver. Mais la vérité étant têtue personne, alors personne n’a jamais rien démonté. C’est qui est malheureux c’est de voir les frères d’autres provinces avaler indistinctement ces inepties sans esprit d’analyse. On a vu et entendu au parlement, des députés censés avoir un mandat national s’adonner à un jeu dangereux qui consistait à diaboliser gratuitement les Katangais avec Kyungu wa Kumwanza en tête, sur les seuls racontars issus des bouches des cracheurs impénitents du mensonge Ils en sont venus jusqu’à parler d’un cimetière le plus long du monde. Et les intellectuels du Congo ne prennent pas le temps de se poser des questions sur les faits précis qui avaient eu lieu et surtout de dire vraiment combien de Kasaiëns étaient morts pour tirer telle conclusion.
Ces savants en carton et ces statisticiens éberlués n’ont jamais donné au monde des chiffres précis alors qu’au Rwanda des chiffres mêmes approximatifs sont avancés. Que se passe-t-il donc ?
Serait-ce que les congolais ne veulent pas ou qu’ils ne savent pas donner des chiffres ? C’est preuve que tout ce qui se raconte n’est qu’un montage pour émouvoir les esprits faibles. Un autre montage est le nom de Kyungu toujours associé à cette cabale. En ce moment, l’homme est gouverneur, rien qu’un gouverneur. Tshisekedi est premier ministre issu de la CNS, c’est-à-dire, détenant tous les pouvoirs, car telle avait, été non seulement sa condition pour accepter ce poste, mais aussi, celle posée dans le texte de la conférence qui organisait son pouvoir. Dès lors comment Kyungu pouvait-il organiser un génocide décrié jusqu’aujourd’hui sans la complicité du premier ministre qui avait l’ascendant sur l’armée et les services de sécurité ? Comment et de quelle manière, les services de sécurité Mobutiens réputés les plus performants d’Afrique centrale en cette période n’avaient-ils pas su déceler à temps le fameux génocide et en prévenir les méfaits ? Comment les différentes commissions de la CNS et de l’assemblée nationales envoyées alors au Katanga n’avaient-elles rien trouvé ? Comment dès lors, continue-t-on à salir la mémoire d’un homme qui ne connaît rien de tout ce montage ? C’est diabolique d’exploiter la mémoire de ces événements pour un quelconque positionnement politique.
Parce que nous parlons des événements nous ne pouvons donc prétendre qu’il n’y ait rien eu au Katanga. C’est serait malhonnête de notre part. Mais qu’il y a-t-il eu effectivement ? C’est ce que les raconteurs de la bonne aventure n’osent pas dire.
Les Katangais sont frustrés du fait de l’injustice dont ils sont victimes de la part du colonialiste d’abord et du Mobutisme avec la main visible des fils du Kasaï. Dans la lutte pour leur émancipation, les Katangais se buttent à une coalition politique montée par Kinshasa et exécutée par certains des Kasaïens vivant au Katanga. Il s’en suit des empoignades dans certaines villes et centres du Katanga qui, pour la plupart, sont le fait d’une provocation ostentatoire de ceux qui veulent attirer les Katangais dans la faute afin de mieux crier haut et fort au génocide. Comme nous le signalions, toutes les communautés ont déploré des morts et personne de bien sensé ne peut le nier. Les fils du Kasaï s’étend servis de l’armée de Mobutu où ils étaient majoritaires pour brimer tuer et réduire au silence les Katangais ils avaient amené ces derniers à prendre leur destin en main et avaient affronté ceux qui voulaient se payer de leurs têtes. Où est la part de Kyungu ? Cette question mérite d’être posée quand on sait que c’est tout le Katanga qui, profitant de l’air de démocratie qui soufflait sur le pays, avaient voulu secouer ce joug néo-colonial. A Lubumbashi, lieu de résidence du gouverneur, aucun affrontement n’avait été enregistré, c’est illusoire, donc, ces prétentions de ces vendeurs des chimères. Pourquoi aller si loin à Kolwezi, Likasi,…pour tuer les Kasaïens alors qu’il y en avait plein sur place ? Avec un peu d’honnêteté, ceux qui cherchent la vérité devraient étudier les événements du Katanga pour comprendre ce qui s’était passé et comprendre du même coup la complexité du problème que l’on se plaît à caricaturer à souhait pour flouer l’opinion. Disons en passant que jusqu’à ce jour des milliers ont tiré des profits indus en s’appuyant sur cette question. Ils ont obtenu des droits d’asile politique sans le mériter en abusant de la bonne foi de pauvres occidentaux qui ne demandent qu’à venir en aide aux déshérités. C’est cela qui continue à alimenter cette honte, chacun souhaitant en tirer le meilleur parti.
Nous pouvons donc conclure que cette histoire est un montage bâtard des congolais sans âme qui subordonnent la pudeur, la vergogne et le bon sens à un matérialisme aveugle ? En d’autres moments nous pourrions donner les éléments détonateurs au cas par cas afin de mettre fin à ces mensonges qui font la honte de la classe politique congolaise.
Kyungu veille à l’union de toutes les tribus du Katanga
Les prochains jours intégreront dans le lexique universel ce que l’on conviendra d’appeler le « miracle katangais » au regard de l’ampleur et de la vitesse de la métamorphose en cours de réalisation dans la province cuprifère. Tous les secteurs de la vie sont en effervescence : les infrastructures routières, sanitaires, l’habitat, l’agriculture, etc. A cela se greffe une touche d’esthétique et l’assainissement du milieu entrepris par les autorités publiques à tous les nouveaux.
Eveil de la conscience collective
Cette transformation de la société est consécutive à la réalisation d’un facteur déterminant : l’éveil de la « conscience katangaise ». La marcha du Katanga a été rendue possible à la réalisation préalable de l’union de toutes les tribus de la province dont l’artisan principal est sans conteste, Gabriel Kyungu wa Kumwanza, actuel président de l’Assemblée provinciale du Katanga. L’homme passe pour le patriarche écouté et consulté par la mosaïque des tribus qui composent la province et pour lesquelles il demeure le dénominateur commun.
Pourrait-il en être autrement ? Kyungu a toujours témoigné un attachement sans faille a son Katanga natal. Toute sa fortune politique, forte de 3O ans de combat sans relâche, il l’a investie dans la bataille pour le développement de la province. Héritier politique de Moise Tchombe il s’en cache guère Gabriel Kyungu a toujours veillé au grain sur tout ce qui touche à l’intérêt de la province. Comme il a toujours placé le développement du Katanga au premier rang de toutes les préoccupations.
Juste récompense
Le Katangais qui n’est pas ingrat et n’a pas la mémoire courte a toujours reconnu à ce digne fils une place de choix dans la gestion de la province. Comme en avait témoigné la liesse populaire ayant couronné la nomination de Kyungu à la tête de la province pendant la deuxième République. Occasion pour les Katangais de savourer les délices de la passion de leur baobab à l’amélioration des conditions sociales de ses frères et sœurs.
Mais la preuve irréfutable de la complicité entre les Katangais et leur leader reste le triomphe électoral de ce dernier lors des élections libres et démocratiques organisées au pays en 2OO6. Après avoir triomphé à la députation provinciale (scrutin direct et populaire), Kyungu s’est vu porter en triomphe à la tête de l’Assemblée provinciale par ses pairs. Désormais, le président de l’Assemblée provinciale peut veiller sur la concrétisation des attentes de la population.
L’homme n’a jamais trahi les Katangais. La prompte intervention a pu résorber les velléités de mésentente entre tribus que des faibles consciences ont tenté de rallumer sous l’instigation des politiciens en mal de positionnement. Les brebis galeuses, elles se recrutent partout à travers la planète. Celles du Katanga disposent d’un étroit espace de manœuvre face à l’imposant Kyungu wa Kumwanza qui travaille en osmose avec le gouverneur de province.
Diviser les Katangais est une insulte à Gabriel Kyungu. On comprend ainsi toute la peine qu’il a endurée pendant toute la période de la scission de l’Unafec en deux ailes. On comprend également le sens de son combat pour remettre sous un même toit les militantes et militants de ce géant des partis politiques présents dans la province cuprifère. Pour le Président de l’Assemblée provinciale l’appartenance à différents politiques devrait traduire la seule expression démocratique mais jamais la fracture sociale entre Katangais.
Heureusement qu’il est compris par les Katangais auprès de qui il passe pour Nelson Mandela.